Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 11:11

Internet. 

 

Vaste monde dans lequel il est presque impossible de ne pas trouver son bonheur. Le mien je l'ai trouvé il y a plusieurs années grâce au forum de cinéma sur lequel je passe mes journées. Parfois, c'est même plus que ça et on déborde sur la nuit.

 

C'est la magie d'internet, avoir l'impression d'être à côté de quelq'un, pour peu qu'on soit entrain de consommer un croissant et un bon café chaud, la personne en face partage notre matinée, ou notre journée.

 

Je dis en face, parce qu'en face de soi, c'est un écran d'ordinateur. Et à l'intérieur de cet écran, s'ouvre une fenêtre sur le monde, et lorsque l'on passe la tête à l'intérieur, parfois, on peut y voir quelqu'un d'autre.

 

Et finalement, Internet c'est le seul endroit ou l'on ne sens pas la distance.

 

Je vais partir d'ici peu, et lorsque j'aurais envie de parler à quelqu'un, je pourrais croire qu'il est avec moi sans avoir à bouger. C'est magique non ?

 

Plus simple qu'un courrier ou qu'une carte postale, internet c'est l'instant T au moment ou on le souhaite.

 

Pour reprendre le cas du forum, c'est en définitive la seule chose que je ne laisse pas derrière moi en partant vivre à Montréal. Je vais me connecter, discuter avec mes amis, sans qu'on est l'impression que je sois plus loin qu'avant.

 

Enfin si, il existe une exception: le décalage horaire. Lui ne s'invente pas, il existe. Lorsqu'il sera 08h chez moi, il sera 14 h en France. Bon et alors ? Ca n'empêchera pas les discussions.

 

Je tiens à rendre hommage ici à tous mes amis du forum, parce que j'ai évolué avec eux, depuis des années, et qu'ensemble nous formons une famille, plus qu'une simple communauté.

 

Alors il y aura de la distance, des décalages, mais moi je serai toujours avec vous ^^.

 

http://chrislynch.heberg-forum.net/forums.html

 

Si vous aimez le cinéma, que vous souhaitez partager des milliers de choses avec nous, les portes du forum, comme celles d'internet, vous sont grandes ouvertes.

 

A bientôt,

 

Michael

 

 

 

 

 

Par Michael
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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /Nov /2008 12:58

Salut à vous,

 

Cette semaine, paperasse en pagaille. Maintenant la décision prise, les possibilités financières opérationnelles, s'ajoutent à tout cela les documents administratifs.

 

A l'évidence, mon dernier mois en France ne va pas être de tout repos. Mais comme je ne faisais pas grand chose jusqu'à présent, à la limite, ça me fait de l'occupation.

 

C'est une bonne occasion pour faire le bilan sur sa vie, chercher les informations qui intéressent les services de l'immigration est un plaisir additionné à un peu d'angoisse. Je conserve la peur que mon ultime requête soit retenue négativement. A priori, je possède tout ce dont on me demande pour partir, mon plus beau visage sur les photos, les conditions pour immiger, et séjourner quelques temps en terre Québécoise. Alors, ne devrais-je pas être confiant ?

 

A l'évidence, oui. Mais tant que je n'ai pas tout en ma possession, on peut dire que quelque part, je ne suis pas tout à fait rassuré.

 

Soit dit en passant, j'imagine que les demandes pour étudier en terre étrangère, quelque soit l'endoit ou l'on vit et l'ou veut aller, n'est jamais une très mince affaire.

 

Quelque part, c'est aussi rassurant de se dire que l'on entre pas n'importe comment, n'importe ou.

 

Mais bon, je raisonne aussi en me disant que j'ai le profil typique du bon citoyen. Les services de police ne me connaissent même pas, je fais mon chemin peinard sans emmerder le monde. Pour une fois que je demande quelque chose, je dois pouvoir être en mesure de l'avoir non ?

 

Bon, il est aussi clair que l'immigration n'est pas une loterie. (Sauf peut être chez l'Oncle Sam ^^) Alors on va étudier ma proposition assidûment, puis on me transmettra la réponse.

 

A moi ensuite d'en assumer les conséquences. Bonnes ou mauvaises d'ailleurs. Positivement, je m'envole et fait mon chemin chez les castors (un peu de cliché ne tue personne ^^), négativement, je reste dans le pays des râleurs et des casse-pieds (oui oui, toujours du cliché) puis je mets une fessée à mon existence pour trouver des choses utiles à faire ici.

 

Non, ma vie n'est pas si triste que ça, j'ai des choses qui me passionnent (Quelqu'un a dit cinéma ?) et ne pas partir ne mets pas fin à mes jours. Cependant, ne pas partir, c'est aussi rabacher le même quotidien perpetuellement, c'est assommer mon rêve d'évasion et d'ouverture sur le monde, c'est planter l'épée de Damoclès sur ma jeunesse en mal d'émotions fortes et du goût de l'aventure.

 

C'est en quelque sorte remettre en cause mes fondements intérieurs, mes besoins, à un moment de ma vie. Alors plus dure serait la chute.

 

Positivement, c'est tout ça, mais sans le négatif. C'est à dire que ça m'offre l'opportunité peut être unique dans une vie de tenter sa chance autre part. Pas définitivement, ici, c'est temporaire, mais de m'ouvrir à une nouvelle culture, un nouvel envol, de nouveaux espoirs.

 

On me dit que le Canada, et dans une moindre mesure le Québec, est une bonne chose pour celui qui se veut un avenir plus sûr. Plus sûr qu'ici, en tout cas. Alors pas nécessairement dans le monde du cinéma, j'en ai conscience (en témoignent les productions nationales, moins florissantes qu'en France) mais au moins, on m'écoutera sûrement. Puis pour le coup, il ne s'agit que du temps de mon cycle d'études.

 

Je vais certainement rencontrer des gens passionnés, comme moi, qui en plus de m'apporter des choses sur un plan professionnel, m'apporteront des choses sur un plan social et humain.

 

Toute expérience à l'étranger étant un atout majeur sur un CV, ou dans le cadre d'une recherche d'emploi, je suis à peu près sûr d'être plus gagnant en partant, qu'en restant.

 

Je ne vise ici aucunement mes relations amicales, amoureuse, ou familiale. Au contraire, le déchirement de laisser tout ça sur place est presque incompatible avec l'envie de partir. Et pourtant, on vit d'abord pour soi avant de vivre pour les autres, non ?

 

Et si l'on sent qu'une opportunité est bonne pour sa construction personnelle, alors je pense qu'il faut sauter le pas. En déplaisent à ceux qui préfèrent nous voir rester. Le temps est un facteur sensitif. Il ne fige pas les possibilités. Aussi, il n'est pas non plus fataliste. Nous avons le choix pendant que le temps passe, de faire les choses ou non, c'est dans un avenir proche qu'on en mesure les conséquences, difficile de les prévoir avant cela.

 

Aussi, je me veux rassurant quant à mon retour au pays. Je n'aurais pas changé, je serais juste plus rassasié d'évasion, et aurais indéniablement appris des choses, qui m'auront construite.

 

Bon, fin du conditionnel, place à l'avenir, mais surtout, pour le moment, place au présent et la douloureuse et pénible attente de tous les éléments qui entraîneront le positif.

 

A tout bientôt,

 

Michael

Par Michael - Publié dans : Préface
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Mercredi 19 novembre 2008 3 19 /11 /Nov /2008 19:34
Strasbourg est une chouette ville. Elle commence à devenir grande, ou du moins, à s'étendre. Cela est plus juste.

Un nouveau centre commercial qui se hisse sur la presqu'île Malraux. Une médiathèque toute neuve, juste à côté, dans l'un des plus beaux quartiers de la ville, place de l'étoile. Franchement, c'était un peu inespéré.

Cela fait des années que ce quartier affichait des tonnes et des tonnes de béton, sans rien dessous. Comme autant de preuves d'une activité en chantier, mais surtout très longue. Je me souviens des grues, du bruit, un peu moins de ce qu'il y avait avant.



Surtout, je crois que Strasbourg ne prétendait pas faire concurrence à qui que ce soit, alors, elle pouvait prendre le temps de poser, brique après brique, ce qui allait devenir un immense centre commercial, hissé à quelques mètres seulement du déja ancien complexe cinématographique UGC Ciné Cité, construit il y a dix ans.

Maintenant, on peut le dire, ce quartier peut se dresser fièrement devant nous, citoyens Strasbourgeois, mais surtout devant les touristes, qui afflueront en masse pour voir cette jolie presqu'île au milieu du centre ville.

J'ai envie de dire qu'il était temps. Mais je montrerais là un soupçon d'arrogance alors que l'on ne peut que saluer l'effort.

En fait, ce que j'essaye de faire retranscrire à travers cet article, c'est qu'il est toujours très difficile de se plaindre de l'endroit ou l'on se trouve. Parce que d'abord, lorsqu'il s'agit de sa ville natale, il y a la nostalgie, le passé, les racines qui sont ancrées fortement sur le sol. Mais surtout, nous ne portons pas le même jugement sur les choses familières que ceux qui les découvrent pour la première fois.

Aussi, Strasbourg, avec ses mauvais côtés à de quoi faire fuir. J'en veux pour preuve, mon envie permanente d'évasion. Mais, à contrario, l'image négative que l'on se fait de son chez soi devient aussi parfois un atout pour le touriste, l'homme ou la femme de passage.

Alors il est difficile de dire hautement et objectivement qu'une ville est énervante. Parfois on s'y sent bien, parfois non, mais on a toujours le choix de partir, de découvrir autre chose, autre part.

En fait, il y a une chose que je ne connais pas encore, mais qu'il me tarde de découvrir, c'est "la nostalgie". Cette sensation d'être parti tellement longtemps qu'on a le sentiment de redécouvrir entièrement sa ville, ses racines, un peu par enchantement, avec nos yeux d'enfants.



Alors, peut être que là on réfléchit à notre passé, nos histoires, nos sourires, nos pleurs, en fait toutes les émotions et les morceaux de notre vie d'avant. On se plait à retrouver des lieux familiers, après la rupture d'un quotidien dont on ne voulait plus entendre parler.

Puis en même temps, dans le départ, il y a l'innocence. L'innocence de l'enfance, lorsque l'on reste ébahit devant des choses simples. On apprend alors à regarder, à écouter. Je pense que c'est comme cela que je découvrirai Montréal. Un goût de première fois, avec un soupçon d'insolence, d'euphorie et de joie.

J'ai hâte, dans un mois et demi je serais à plusieurs miliers de kilomètres d'ici. Je laisserai Strasbourg, et tous les gens que j'aime, quelques temps derrière moi. La vie va continuer, sans moi. Et pour le première fois je serais dans la situation de celui qui ne sait pas comment il va retrouver tout ce qu'il a laissé.

Comment seront les choses à mon retour ? Comment aura évoluée ma ville ? Se sera t-elle transformée encore un peu ?

Des questions qui obtiendront des réponses, des images et des souvenirs qui remonteront à la surface. Mais là, pour le moment, c'est un autre bonheur qui est en suspens, un autre bonheur qui m'attend. Et c'est aussi avec des yeux d'enfants que je me prépare à fouler cette terre.

Le début d'une aventure, qui j'en suis sûr, sera magnifique et inoubliable.

A bientôt Montréal,










Par Michael - Publié dans : Préface
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 13:36

Rempart essentiel à un livre, transition qui permet à une idée de devenir histoire. Dans un livre, elle est importante, mais qu'en est-il des blogs?

Doit-on présenter un blog avec une préface ? Je crois que oui. Bien sûr cela dépend essentiellement du thème abordé par l'auteur du blog, mais je pense que pour "Esprit Libre" il est important de savoir situer les différentes phases par lesquelles je vais passer.

La préface: Mode d'emploi.

Sur "Esprit Libre" la préface a pour but de simuler l'attente. L'attente qui me sépare de Montréal avec ce que cela engendre. A savoir l'angoisse, l'euphorie et l'excitation.

Pour l'angoisse, c'est avant tout parce que je m'en vais en terre inconnue, et non en terrain connu, ce qui n'est pas pareil ^^.

S'il s'agissait de l'Islande, alors oui, je répondrais en terrain connu, pour y avoir été déjà a deux reprises, je saurais à quoi m'attendre. Là, non.

Le Canada, cette immense terre. La deuxième plus importante après la Russie, en superficie j'entends.

Pays que j'imaginais lorsque j'étais enfant, plongé en permanence dans l'hiver. Bien sûr, ce n'est pas le cas. Evidemment, il fait parfois chaud, très chaud. Mais cette température, je ne la mesure pas encore, je suis assis devant mon ordinateur, en France pour le moment.

Mon départ ? Je ne sais pas encore le définir. Probablement fin décembre, un peu après les fêtes de Noel. Je crois que je ne réalise pas encore tout à fait. Surtout, je suis toujours dans l'attente de documents officiels me permettant d'être certain. Je parle du visa, du permis d'étude et du certificat d'acceptation du Québec.

J'ai entendu dire qu'il s'agit du sésame d'entrée en terre inconnue. Ce grand ailleurs dans lequel vivent des gens qui parlent la même langue que moi. Je parle du Canada français, le Québec.

J'ai lu des tonnes de truc à son propos. Je verrais bien sur place si tout est vrai.

Là je suis excité, euphorique. Mais n'étant pas encore totalement sûr de partir, je mesure et retient mes sentiments.

La réponse, pour bientôt. La fac m'attend, moi je suis prêt, je n'ai plus la balle dans mon camps maintenant, c'est aux instances de trancher. Je pense qu'ils seront d'accord, mais ce n'est pas sans compter sur mon compte en banque... C'est la réponse que j'attends.

A bientôt.

Michael



Par Michael - Publié dans : Préface
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Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 00:27
Salut à vous,

Il est des débuts historiques, c'est ainsi. Des commencements, des préfaces, comme autant de termes qui peuvent ouvrir la voie à quelque chose de nouveau. "Esprit libre", c'est l'aventure d'un jeune homme: "moi".

L'histoire de ce blog, c'est d'abord la mienne, Michael, 24 ans, passionné de cinéma. Pourquoi pas un blog cinéma alors ? Parce que j'ai déjà fait ça. Surtout, l'objectif "d'esprit libre" est ailleurs. Il aura évidemment toujours un rapport au cinéma, ma première raison de vivre.

Mais "Esprit libre", c'est le livre d'une nouvelle vie, une vie qui commence autre part. J'aime me souvenir que je parle d'ailleurs lorsque je voyage. Mon "ailleursland", comme une ville à part entière sur la carte du monde.

L'objectif de ce blog: vous raconter ma nouvelle aventure.

Strasbourgeois de naissance, strasbourgeois de nature et d'éducation. Français, en d'autres termes. Grande nation, fière nation. Mais parfois, on rêve d'autre part, on arrive à un point de sa vie ou il est déjà temps de faire le bilan. On regarde derrière soi, mais surtout devant. Et là, on se prend à rêver... Et oui, on regarde les autres, on adule les autres, puis on se dit: Pourquoi pas moi ?

Alors je me suis posé la question, las de vivre accroché à des rêves qui me narguent. Une façon de mettre un peu de piment dans une existence morose. Partir, voyager, découvrir.

Le faire maintenant pour ne pas regretter plus tard. Prendre le temps de découvrir une nouvelle culture, un nouvel horizon. Respirer l'air frais du voyage, s'emerveiller, redevenir un peu enfant.

Faire une pause dans sa vie, pour laisser s'entrouvrir des portes jusqu'alors fermées. Allez, chiche ?

Ma décision, je la dois en partie à l'Université de Montréal. Un matin comme tous les autres, jusqu'au moment de lire mes mails. Voilà, je suis accepté dans cette université. J'ose à peine y croire. Là, je vois ma vie qui défile devant mes yeux. Tiraillé entre plusieurs sentiments, joie, angoisse, peine, euphorie. Cette espèce de melting pot brutal et soudain, celui qui ne dure qu'un instant avant de laisser sa place à la réflexion.

Cette fois, il est venu le temps de choisir. Laisser ses amis, sa copine, sa famille, sa passion. Pas pour toujours évidemment, mais quelques temps. Un temps qui permet à celui qui part, de découvrir des choses.

Mon choix ne dure qu'un court moment. Je souhaite partir au Canada. Là-bas, grâce à l'université de Montréal, je vais pouvoir étudier le cinéma.

Là, dans l'instant, je suis en attente. Je dois boucler quelques formalités financières, et je reviens vous confirmer s'il y aura une suite à ce blog. ^^

Gageons que la vie de ce blog sera plus longue qu'un simple article.

Portez vous bien...

Michael

Attendons...
Par Michael - Publié dans : Préface
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